Marché: l'horizon s'assombrit du côté de Wall Street
information fournie par Zonebourse 17/10/2025 à 08:31
Vers 8h05, le contrat 'future' sur l'indice CAC 40 - livraison octobre - recule de 51 points à 8138 points, annonçant un début de séance dans le rouge qui devrait toutefois s'avérer insuffisant pour remettre en question le bilan haussier des derniers jours.
Porté par les résultats meilleurs que prévu de LVMH et l'échec des deux motions de censure déposées contre le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu, le marché parisien vient d'aligner deux séances de forte progression qui lui ont permis de revenir, à 8188,6 points, à moins de 70 points de son record annuel de 8257,8 points atteint au mois de mars dernier.
Si le CAC affiche à ce stade de la semaine une hausse hebdomadaire particulièrement flatteuse de 3,4%, les investisseurs pourraient éprouver beaucoup plus de difficultés à trouver des motifs d'optimisme aujourd'hui.
Aux inquiétudes persistantes entourant le commerce mondial, déjà à l'origine du regain de stress du début de semaine, viennent maintenant s'ajouter des incertitudes sur les banques régionales américaines, qui ont subi hier une correction qui est venue ranimer des souvenirs remontant à mars 2023, lors des faillites de First Republic Bank (FRB), Silicon Valley Bank (SVB) et de Signature Bank.
Du fait des craintes entourant la solvabilité de certaines institutions, l'indice S&P sectoriel de la finance a plongé de plus de 6% hier dans le sillage de Zions Bancorp qui a décroché de 13% suite à une perte considérable identifiée dans le portefeuille de prêts sa filiale californienne mais aussi de Western Alliance qui a chuté de 11% en raison des pertes liées à un emprunt frauduleux qui a laissé une lourde ardoise.
L'horizon s'est donc de nouveau obscurci hier à New York, avec pour effets immédiats un retour de l'aversion pour le risque, une baisse de 0,6% pour l'indice de référence S&P 500 à la clôture et une envolée préoccupante de l'indice de volatilité VIX, qui est repassé au-dessus des 25 points.
Dans ce contexte, et au vu des valorisations élevées des actions américaines, il ne faut pas espérer de rebond dans l'immédiat, estiment les professionnels.
'Sachant que le S&P 500 a bondi de plus de 30% depuis ses plus bas du mois d'avril, on peut se dire qu'on est peut-être allé un peu vite en besogne et qu'une consolidation était devenue nécessaire', commente ce matin Michael Brown, stratège chez Pepperstone.
Les intervenants pourraient chercher, sans trop y croire, des motifs de rebond dans le bon démarrage de la saison des résultats qui se poursuivra aujourd'hui avec les publications, Outre-Atlantique, d'American Express et de SLB.
Du fait du 'shutdown' qui frappe toujours les administrations américaines, les chiffres des prix producteurs, de la production industrielle et des permis de construire qui devaient tomber aujourd'hui aux Etats-Unis ont été reportés sine die, comme la plupart des statistiques qui figuraient à l'agenda ces derniers jours.
Le principal indicateur économique de cette dernière séance de la semaine sera donc l'inflation définitive en zone euro pour le mois de septembre, mais il semble peu probable que cet événement soit de nature à insuffler un sentiment positif sur les marchés.
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